"Le nucléaire en question, débat radioactif

à partir de courts-métrages"

 
 
Education populaire...
Une bonne quarantaine de personnes se sont retrouvées ce soir-là, quelques têtes déjà connues au Collectif, d'autres déjà croisées, et quelques "inconnues"... La plupart étant de fervents antinucléaires... Avec la présence de 2 ou 3 "spécialistes (re)convertis", ingénieurs, physiciens, le discussion a pris un caractère assez technique (par exemple : Comment ça marche une centrale ? ou : Pourquoi la 4e génération de réacteurs est encore plus dangereuse...). Nous avons constaté qu'une bonne part d'entre nous, certains militants, avait besoin de s'informer plus profondément, afin de savoir argumenter contre le nucléaire.
Il a été suggéré d'échanger plus souvent des informations, par exemple par l'écriture d'articles publiés sur le site du Collectif (mais cela a du mal à se mettre en place...)
 
"Alors qu'est-ce qu'on fait ?"
Nous avons pu informer les "nouvelles têtes" des actions passées du Collectif : tenue de stands, die-in au Tchernobyl's day 2011, "mobilisation-performance" autour d'un panneau video publicitaire, extinctions de panneaux lumineux et abris-bus, existence de pétitions diverses pour des luttes à niveau local et national...
Un membre du Collectif et d'ACDN (Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire) a témoigné de la grève de la faim de Jean-Marie Matagne - exigeant un référendum pour l'abolition des armes nucléaires - et insisté sur le fait que nous ne pouvons pas lutter contre le nucléaire en omettant la question du nucléaire militaire, pourtant à l'origine du nucléaire civil en France... Ce soir-là, quelques personnes ont adhéré au Comité de Soutien deux-sévrien aux grévistes de la faim pour le Référendum.
 
Ca n'a pas été l'endroit pour fixer concrètement de prochaines actions (même si certains auraient voulu ça !). Des pistes ont été données : Actions-informations auprès d'enfants... Aller plus loin dans l'expérimentation d'alternatives au nucléaire (ne pas rester que dans la théorie de "ça, ce serait mieux").
Le problème, c'est toujours : de tous ceux qui donnent des idées, trop peu ont vraiment envie/le temps de les réaliser ! (et d'autres ne "peuvent pas", du fait de leur statut professionnel qui leur empêche d'agir officiellement en leur nom).
 
Au delà du débat...
Les personnes volontaires pour organiser cette soirée ont voulu proposer la diffusion de courts-métrages, afin d'illustrer le débat. Nous avons regardé en amont les courts-métrages de la compilation proposée par le Réseau Sortir du Nucléaire. Finalement, une poignée de films a retenu notre attention, et un seul a été diffusé en introduction au débat : "Un long dimanche d'irradiation", qui met en scène une famille française en proie à une explosion nucléaire non loin de chez elle... Leur ignorance de "comment agir" dans cette situation nous renvoie à nos propres lacunes... et à la grande contradiction des pronucléaires qui disent pouvoir tout maîtriser... 
 
Des amuse-gueules et boissons faits maison, des fraises des champs... ont clos le débat de manière sympathique.
Et une petite performance surprise a été donnée pour ouvrir le champ des possible : 30 haïkus (très courts poèmes) écrits par des japonais "Après Fukushima", mis en bouche, voix, rythmes et musique, par une chanteuse et un percussionniste.
 
 
 
 

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