Feu vert gouvernemental pour

 

la fusion nucléaire et ITER

 

C'est sans tambour ni trompette que le gouvernement vient de signer le décret autorisant la création du réacteur à fusion ITER, confirmant ainsi sa vision très nucléaire de la transition énergétique.

Si en 2006, sous un gouvernement de droite, l’adoption du projet ITER n’avait été précédée d’aucun débat démocratique, six ans plus tard et sous un gouvernement de gauche, rien n'a changé. La démarche est toujours la même, voire même pire dans ce cas précis, puisqu'à l'époque il y avait eu des communications presse. L'actuelle ministre en charge du dossier, Delphine Batho, a même signé le décret de création avant le commencement du futur 'Grand débat sur l’énergie', confirmant, à ce titre, 'la politique du fait accompli du gouvernement et le caractère illusoire de ce débat, qui ne permettra même pas de discuter une décision aussi lourde de conséquence' selon le réseau Sortir du nucléaire.

Pour ce dernier, 'ITER va venir s’ajouter à la liste des projets nucléaires pharaoniques et voués à l’échec, tels Superphénix et le réacteur EPR. La fascination de nos dirigeants pour de tels projets irrationnels risque d’enfermer la France dans une impasse'.

Pour mémoire, rappelons que ITER n'a pas vocation à produire de l'énergie, commercialement parlant, mais à démontrer la faisabilité de la fusion sur Terre en produisant, en l'espace de 6 minutes, quelque 500 millions de watts (MW) de chaleur à partir de 50 MW 'd'énergie injectée'. Cette étape achevée, un premier réacteur nucléaire de fusion, DEMO, devrait voir le jour au Japon pour apporter la preuve de la faisabilité industrielle du concept à l'horizon 2050. 
Le coût prévisionnel total de ITER s’élève actuellement à 16 milliards d’euros (dont 1,1 milliard à la charge de l'Etat français) et pourrait encore augmenter.

 

Sources Univers nature - Rémy Olivier

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