ASTRID l’année 2014 est décisive.

La construction à Marcoule (vallée du Rhône-Gard) du réacteur Astrid
se prépare discrètement, et c’est cette année que l’Etat doit donner
pour cela le feu vert. Or il s’agit d’un réacteur destiné à relancer la
filière plutonium, de la taille de près d’un demi superphénix.
C’est très grave, il ne faut pas laisser faire.
Six semaines après son élection, le président François Hollande aurait signé
l’autorisation de poursuivre l’étude préliminaire à la construction du
réacteur ASTRID, décision passée pratiquement inaperçue, mais d’importance
considérable.
Quel est l’enjeu ? Il s’agit de la relance de la filière plutonium-sodium suite à
Phénix et superphenix, par la construction d’un réacteur dit de IV° génération
ou surgénérateur, ou encore réacteur à neutrons rapides (RNR), avec comme
combustible du plutonium associé à l’uranium “ appauvri”, et comme fluide
caloporteur le sodium liquide qui explose au contact de l’eau et s’enflamme à
l’air.
Cf http://apag2.wordpress.com/2013/10/16/astrid/comment-page-1/ ,
Ce réacteur d’une puissance de 600MW, soit quasemment un demi
superphenix, représenterait l’aboutissement de l’acharnement du CEA
(Commissariat à l’Energie Atomique) à développer une filière « française »,
relativement autonome vis à vis des ressources en uranium, s’appuyant sur les
stocks disponibles en plutonium et uranium, et la possibilité de regénerer du
plutonium.
Il faut bloquer ce projet mais la bataille sera dure, et c’est cette année que
cela se joue, le planning prévoyant que l’Etat donne son accord en 2014.
L’enjeu pour le CEA est considérable, il ne reculera devant rien pour défendre
“sa” filière qui implique la poursuite à la Hague du “retraitement” des
combustibles usés pour en extraire le plutonium, et la construction de
réacteurs utilisant ce combustible de la plus haute dangerosité.
Le CEA avait perdu la bataille contre EDF avec l’abandon de la filière graphitegaz
au profit de la filière Westinghouse à eau préssurisée (réacteurs PWR de la
2ième génération, et EPR de la 3ième tournant au fiasco). Cela s’était joué en
69 et cela avait donné lieu à des grèves de protestation dans les centres et
même à une grève de la faim.
Depuis le CEA a obtenu (arbitrage Rocard) d’imposer le combustible au
plutonium (MOX) dans une partie des réacteurs (les 900MW), mais surtout son
influence reste suffisemment puissante pour imposer à l’Etat des
investissements considérables pour le développement de la 4ième génération
(Iter à Cadarache pour la fusion nucléaire, et Astrid).
La stratégie du CEA: Après les difficultés de fonctionnement et les
nombreuses pannes de Phénix à Marcoule, et le fiasco de superphénix à
Malville, il n’était plus possible de présenter officiellement cette filière comme
celle qui assurerait l’avenir du nucléaire français. Les nucléocrates s’entêtant,
ils s’appuient sur la Loi n° 2006-739 du 28 juin 2006 de programme relative à
la gestion durable des matières et déchets radioactifs. Ils prétendent
développer le 3ième volet de la loi “Bataille”, c’est à dire celui de la
“transmutation” des déchets radioactifs les plus encombrants à gérer. Ils
obtiennent ainsi de l’Etat 650 millions d’€ dans le cadre de l’Emprunt National
de 2010 (Sarkosi-Rocard), pour l’étude d’un avant projet de construction à
Marcoule du réacteur Astrid.
En effet officiellement, Astrid est destiné à montrer la capacité à « incinérer »
le plutonium et ses voisins qui l’accompagnent, les actinides dits mineurs,
atomes d’extrème radiotoxicité et de très longue vie (millénaires). On voit là la
subtilité rassurante du langage, car on n’incinère pas des atomes comme des
ordures, ils ne brûlent pas. Par contre on peut les briser sous bombardement
neutronique, c’est la « transmutation », génèrant de ce fait de nouveaux
éléments radioactifs de durée de vie moins longue (siècles), avec
inévitablement de nouvelles nuisances.
Où en est le projet? Tout laisse penser qu’un accord tacite existe pour
progresser subrepticement. Le calendrier prévoyait avant fin 2012 un avantprojet
phase 1, permettant à l’Etat de décider de la poursuite du projet, ce qui
semble bien avoir été fait discrètement: Des terrains sont retenus jouxtant
Marcoule (sur la commune de Susclan); un Institut de Chimie Séparative est
créé pour trier les fameux atomes actinides à briser, et annoncant oeuvrer à la
préparation d’un “nucléaire durable”; dès maintenant Bouygues s’est mis sur
les rangs pour la construction !
Le planning prévoit que fin 2014 l’avant projet est finalisé et que l’Etat donne
son accord, 2017 début de construction, pour mise en service au début de la
décennie 2020.
Des équipes bénéficiant d’un large financement travaillent donc à Saclay, Lyon,
Cadarache et bien sûr Marcoule. Elles nous préparent cet avenir i-radieux dont
on ne veut pas, compte-tenu des dangers encore plus importants qu’avec les
centrales actuelles, d’autant que Marcoule repose sur une zone de risque
sismique encadrée de deux failles actives supportant la poussée de la plaque
Afrique, celle de Nîmes et d’Alès-Cévennes.
L’arnaque: Mais un rapport scientifique du Sénat avait déjà exprimé en 99,
que cette voie n’était pas crédible. La multiplicité des isotopes créés par les
réactions nucléaires, et leurs difficultés à capter des neutrons pour être brisés,
rendent très aléatoire cette technique (tout physicien sait que la section
efficace de capture d'un neutron par un noyau instable de produit de fission
est dérisoire).
La transmutation est, certes, une réalité physique, mais son utilisation à
échelle industrielle se heurte à un obstacle économique rhédibitoire. Seule une
partie des déchets serait ainsi transmutée à un coût exhorbitant, et
impliquerait d’accompagner les réacteurs à eau de la construction en France
de 7 ou 8 RNR pour briser une toute petite partie des déchets...
Cette arnaque destinée aux politiques permet de justifier le projet et un
financement public. En effet au delà du pretexte officiel, le but inavoué est de
relancer cette filière à laquelle travaille le CEA depuis plus de 50 ans, avant
que tous ses acteurs ne partent à la retraite, et ainsi de la sauver. Il s’agit bien
d’une duperie, duperie lourde de conséquences.
Mais l’arnaque est dénoncée par l’ASN (autorité de sureté nucléaire).
Avis n° 2013-AV-0187 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 4 juillet 2013
sur la transmutation des éléments radioactifs à vie longue, nous en extrayons le texte ci-dessous
“Ainsi, l’ASN considère que les gains espérés de la transmutation des actinides
mineurs en termes de sûreté, de radioprotection et de gestion des déchets n’apparaissent
pas déterminants au vu notamment des contraintes induites sur les installations du cycle
du combustible, les réacteurs et les transports, qui devraient mettre en oeuvre des
matières fortement radioactives à toutes les étapes. Ceci serait tout particulièrement le
cas en ce qui concerne la transmutation du curium2.”
(...)
“En conséquence, l’ASN considère que les possibilités de séparation et de
transmutation des éléments radioactifs à vie longue ne devraient pas constituer un critère
déterminant pour le choix des technologies examinées dans le cadre de la quatrième
génération.”
Les doutes exprimés au Sénat, la réfutation par l’ASN de justifier la
construction du réacteur de 4ième génération par la transmutation des déchets
les plus difficiles à gérer, enlèvent au projet Astrid toute légitimité!
Et que dire de cet immense gachis financier, Superphenix c’est 10milliards d’€
de construction, et peut-être autant pour son démentèlement. Les énormes
crédits consacrés au nucléaire par l’Etat pourraient être mieux utilisés dans
l’économie et la maitrise de l’énergie, le développement des renouvelables, et
ainsi à la création de nombreux emplois.
Pierre Péguin mars14.
Annexes
Origine des réacteurs à neutrons rapides
Commençons par Rapsodie. Le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) a pu
dès 1957 concevoir un prototype, Rapsodie, à Cadarache, démarré en 1967, et
arrêté en 1983. Ce petit réacteur nucléaire est le premier de la filière à
neutrons rapides au plutonium et au fluide caloporteur sodium. Les ingénieurs
du CEA ont cherché à développer avec Rapsodie une utilisation civile du
plutonium. De plus, les réacteurs à neutrons rapides peuvent, sous certaines
conditions, être surgénérateurs, c’est à dire produire du plutonium en même
temps qu’ils en consomment. C’est donc un eldorado qui paraît s’ouvrir,
l’énergie surabondante pour des siècles, un des plus anciens fantasmes de
l'humanité, l'équivalent du moteur à eau !
Mais le 31 mars 1994, alors qu'une équipe effectue un travail de nettoyage
dans un réservoir de sodium, celui-ci explose causant la mort de l'ingénieur
René Allègre et blessant quatre techniciens. Il s'agit d'une réaction chimique
violente due à la dangerosité des conditions d'utilisation du sodium.
En effet cette filière utilise comme fluide caloporteur le sodium fondu qui
présente l’avantage de permettre un fonctionnement à haute température et
donc un bon rendement de la transformation de la chaleur du réacteur en
électricité. Mais il y a un énorme inconvénient : le sodium explose au contact
de l’eau, et brûle au contact de l’air. De plus, en cas de fuite, cela peut
provoquer un emballement des réactions nucléaires du coeur, pouvant conduire
au scénario catastrophe de fusion.
Quant au plutonium, matière première, c’est la pire substance jamais élaborée
par l’industrie, d'une très grande toxicité chimique comme tous les métaux
lourds (rappelons-nous les assassinats au polonium). Émetteur alpha en se
désagrégeant, il est d’une très grande radiotoxicité en cas d’inhalation de
microparticules aériennes, ou par ingestion. Pour disparaître naturellement il lui
faut au moins 250000 ans, pendant lesquels les générations futures auront à le
gérer....
L’étape suivante à été Phénix à Marcoule : Construit en 1968, et
fonctionnant à partir de 1973, arrêté en 2009, il était alors le plus vieux des
réacteurs français en fonctionnement. D’une puissance électrique de 250 MW, Phénix a
été exploité pendant 36 ans conjointement par le CEA pour recherche de
destruction (« incinération », ou transmutation) de déchets radioactifs à vie
longue, et par EDF pour la production d’électricité.
Son démantèlement est prévu pour une durée de 15 ans, mais dans ce
domaine et compte-tenu des difficultés rencontrées à Brennilis et Superphénix,
c’est évidemment l’incertitude. Le coût en est estimé à près d'un milliard
d'euros, assuré par le CEA, c’est à dire par l’Etat, il ne pèsera pas dans le prix
du Kwh nucléaire.... Démantèlement particulièrement délicat du fait que
contrairement aux autres réacteurs il ne baigne pas dans l'eau mais dans du
sodium liquide.
En fait ce réacteur a souvent été à l’arrêt, marqué par nombre de difficultés
dont des fuites et des « petits » feux de sodium. Entre autre, en 2002, une
explosion a lieu dans un réservoir raccordé à une cheminée qui débouche en
toiture de bâtiment. Il s'agirait d'une réaction entre le sodium résiduel présent
dans ce réservoir et de l'eau qui y aurait pénétré accidentellement suite à des
pluies abondantes.
Superphénix enfin, qui aura coûté au moins 10 milliards d’euros, qui devait
devenir le fleuron de l’industrie nucléaire française, et dont l’histoire fut
émailléed’incidents techniques et de manifestations écologistes, sera
finalement arrêté en 1997 par le Premier ministre Lionel Jospin après 20 ans de
polémique.
Construit sur la commune de Creys-Malville près de Morestel dans l’Isère, en
une dizaine d’années, son histoire commence par la répression violente de la
manifestation de juillet 1977, organisée par les comités Malville, réunissant des
dizaines de milliers d’opposants, et qui vit la mort de Vital Michalon et trois
mutilations. Ce gigantesque projet, qui devait être une vitrine, a subi une
contestation très forte des écologistes ; contestation également des milieux
techniques et scientifiques du fait de son sur-dimensionnement 1200MW
d’électricité.
Souventà l’arrêt, il aura sans doute produit tout juste l’énergie dépensée pour
sa construction. Le gigantisme pharaonique est illustré par quelques chiffres :
5.500 tonnes de sodium inutilisables parce que contaminées, et qu’il faut, avec
des précautions infinies enfermer dans du béton ; 5 tonnes de plutonium
sachant qu’avec 5Kg on a une bombe ; mais aussi 20.000 tonnes d’acier, pour
l’essentiel contaminé, ainsi que 200.000 m3 de béton.
Les difficultés rencontrées par cette filière sont liées aux conditions extrêmes
auxquelles sont soumises les matériaux : corrosion sous tension, fluage et
modifications des structures cristallines sous l’effet du rayonnement et de la
température.
Quelques données scientifiques :
Et des définitions : L’uranium naturel existe sous deux formes principales (on
dit « isotopes »), le « U 235 » à 0,7%, forme pouvant se désintégrer
naturellement (dite « fissile »), et donc être le « combustible » de la filière
nucléaire actuelle, et le « U 238 » qui a la propriété de pouvoir muter en
plutonium (« Pu 239 ») s’il capte un neutron émis justement par l’uranium 235.
C’est ainsi qu’a été conçu logiquement au Tricastin l’usine Georges Besse 1,
destinée à « enrichir » l’uranium en isotope 235, de façon à disposer d’un
combustible plus efficace pour les réacteurs à eau, et de façon aussi à fournir
l’armée en uranium très enrichi pour la bombe. L’uranium résiduel est dit «
appauvri » (car il contient moins de 235, et plus de 238), il est tout aussi
radiotoxique, et son utilisation en tête d’obus contamine à très long terme les
zones de combat en Irak ou ailleurs. Cette usine a consommé énormément
d’électricité, celle fournie par 3 réacteurs. Elle s’arrête pour laisser la place à
GB2 équipée en centrifugeuses (comme l’Iran...) moins gourmande.
Il a fallu ensuite concevoir le « retraitement », destiné à extraire le plutonium
qui s’est formé dans le combustible usé dans les réacteurs. Après avoir été
expérimenté à Marcoule, c’est l’usine de la Hague qui assure cette tâche pour
fournir le militaire, et le civil.
Pourquoi le nom de « réacteur à neutrons rapides » ?
Dans les réacteurs à eau, celle-ci joue le rôle de modérateur à neutrons, tout
en refroidissant le coeur. Dans les RNR tels Phénix, Superphénix ou Astrid, n’y a
pas de ralentisseur de neutrons. La puissance et la chaleur dégagée par un tel
réacteur peut être extraite par un métal liquide. Le sodium a été sélectionné
pour ses capacités neutroniques (transparence aux neutrons), ses propriétés
thermiques (capacité calorifique, plage de températures d’utilisation) et son
faible coût : il est obtenu par électrolyse du sel (NaCl). En outre, à 400°C, sa
viscosité est voisine de celle de l’eau, ce qui facilite l’interprétation des essais
hydrauliques réalisés sur maquettes en eau. Enfin, il fond à 98°C, et bout à
880°C, ce qui offre une grande plage de fonctionnement.
Pourquoi le Mox pose-t-il problème?
La France dispose du plutonium retraité à la Hague dont elle ne sait que faire.
Elle se tourne alors vers la fabrication du Mox à partir des années 90, à
Cadarache et à Marcoule. Elle l'impose à EDF qui n'est pas enthousiaste, par un
arbitrage gouvernemental (Rocard), afin de justifier la poursuite du
retraitement des combustibles irradiés à La Hague. Actuellement, seule au
monde, l’usine Melox de Marcoule en produit.
Le Mox est constitué d'un mélange d'oxydes de plutonium et d'uranium
appauvri contenant 5 à 8% de Plutonium. Il est utilisé actuellement dans 21
réacteurs des centrales 900MW, les plus anciennes, pour un tiers de leur
combustible, et l'EPR pourrait fonctionner à 100% de Mox (la Finlande a choisi
de continuer avec le combustible classique pour le sien). Il n'est donc pas
indispensable.
L’avantage pour Areva d’imposer à EDF d’alimenter en mox les réacteurs est,
dans l'immédiat, de faire diminuer le stock de plutonium. l'EPR moxé à 100%
serait susceptible de consommer 3 tonnes de plutonium par an, et cela justifie
ainsi de poursuivre le retraitement à la Hague. Cela permet d’utiliser aussi
les stocks d'uranium appauvri issu de l'usine d'enrichissement de Tricastin.
Mais cette technologie présente d’énormes Inconvénients, risques, difficultés et
augmentation des coûts engendrés par cette technologie. Outre son extrême
dangerosité, la qualité du plutonium se dégrade dans le temps, formant
d'autres isotopes moins fissiles qui rendent la conduite du réacteur plus
délicate. Les pastilles de Mox sont plusieurs milliers de fois plus radioactives
que celles d'uranium, rendant la fabrication, les manipulations et les transports
plus dangereux. A la sortie du réacteur, il émet plus de radioactivité et de
chaleur que le combustible classique, et il faudra attendre 60 à 100 ans avant
de le conditionner comme déchet! Enfin, le Mox rentre en fusion beaucoup plus
rapidement ( ce qui est arrivé au réacteur N°3 de Fukushima et du plutonium a
été dispersé aux alentours!).
L’arrêt de la filière du plutonium est une exigence absolue.
Actinides mineurs qu’est-ce à quo ?

L’uranium existe à l’état naturel car sa
période de désintégration est tellement longue, qu’il en reste depuis la création
de la terre. Par contre les actinides dont il est question sont des élèments
lourds artificiels générés par les réactions nucléaires dans un réacteur, à partir
de la captation par l’uranium 238, d’un neutron. Ils n’existent pas à l’état
naturel. Le plus important est le plutonium 239 qu’on extrait à la Hague pour
l’armement nucléaire d’abord, et dont on cherche à utiliser les excédents dans
le nucléaire civil. On l’utilise dans le MOX, combustible mélange d’uranium et
de quelques pour cent de plutonium dans les réacteurs à eau, et combustible
des réacteurs de la filière plutonium tels que superphénix, et ... Astrid. Par sa
dangerosité le plutonium est une terrible saloperie probablement ce qu’il y a
de pire que l’industrie génère.
Les actinides dits « mineurs », car en plus petite quantité, sont des élèments
de la fin de la classification périodique des élèments, tels que le curium,
l’americium. Ils sont extrèmement radiotoxiques (emetteurs alpha) et à vie très
longue, leur disparition spontanée par désintégration se compte en centaines
de milliers d’années. Ils posent d’énormes problèmes non résolus. Ils ne sont
donc pas si « mineurs » que ça !
Et c’est pour cela que le CEA cherche à relancer la filière plutonium en la
faisant passer comme susceptible de briser, ou transmuter, ou « incinérer »
(comme si on pouvait brûler des atomes!) ces atomes, en radionucléides plus
faciles à gérer. C’est là où est l’arnaque car l’efficacité de cette technologie est
limitée par son faible rendement*.
La transmutation est, certes, une réalité physique,mais son utilisation à échelle
industrielle se heurte à un obstacle économique rhédibitoire

Source: Pierre Peguin

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